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Une nouvelle histoire en ce début d’année, pour ne pas perdre les bonnes habitudes!!

logo f22petit     Le bruit du vent raisonnait dans les couloirs. Sabine s’accrocha à la main courante alors que le tangage s’intensifiait. Elle se flagella intérieurement, une nouvelle fois d’avoir persisté à vouloir faire cette croisière alors que Nathan l’avait quitté. Elle avait épargné mois après mois auprès du comité d’entreprise de sa société et n’avait pas voulu tout perdre. Nathan avait été correct et lui avait remboursé sa part.

Ses collègues avaient insisté pour qu’elle vienne malgré son récent célibat. Ils étaient un certain nombre avec leurs conjoints et avaient prévu de s’amuser, et l’avaient convaincu de se joindre à eux, mais les problèmes s’étaient enchaînés.

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La compagnie d’aviation qui les avait emmené jusque dans les Caraïbes avait perdu sa valise. Heureusement qu’elle avait un second bagage à mains, et ne s’était pas retrouvée totalement démunie en arrivant sous le soleil tropical avec seulement le manteau et le jean qu’elle avait sur le dos.

Ensuite, elle avait réalisé que parmi ses collègues présents, il y avait Romain, le responsable du service juridique avec qui elle avait eu un accrochage, quelques mois plus tôt, alors qu’il ne se connaissaient pas, à propos d’une erreur dans les termes d’un contrat. L’incident serait passé inaperçu, si le même jour, elle ne l’avait pas à nouveau croisé dans l’ascenseur bondé. Ils s’étaient retrouvés étroitement serrés. Elle s’était sentie troublée par l’odeur de son parfum sur sa peau, et sa classe naturelle, puisqu’elle avait le temps de l’observer, ainsi coincée. Il était grand et et mince, les traits virils et attirants. Il avait dû ressentir le même trouble, car elle l’avait senti bouger de façon quasi imperceptible, jusqu’à se caler derrière elle, son érection frottant contre ses fesses. Quand elle s’était extirpée de l’ascenseur, elle avait les joues en feu, et la culotte trempée. En rentrant le soir, elle n’avait rien dit de cet incident à Nathan dont elle partageait encore la vie. Par la suite, elle avait soigneusement évité son collègue.

Elle se retrouvait donc au milieu de l’océan sur un paquebot en pleine tempête avec un collègue dont elle ne savait, s’il excitait ou la mettait mal à l’aise avec pour tout vêtement deux t-shirts, un gilet et un short.

Elle réussit à remonter le couloir qui revenait de la salle à manger. Elle s’engouffra dans l’ascenseur et réalisa trop tard que Romain y pénétrait derrière elle. Elle se figea et regarda droit devant elle, esquivant son regard.

– Quel étage ?

Elle le lui indiqua stoïquement.

– Pas trop secouée ?

– J’ai l’estomac bien accroché.

Elle lui donnait des réponses courtes, espérant le décourager de toute conversation. Elle s’en voulait d’être tremblante à côté de lui et d’avoir des idées lubriques dans la tête dés qu’ils étaient dans la même pièce. Elle avait chaud. Elle songea à un problème de climatisation pourtant Romain, à côté d’elle semblait parfaitement frais et à l’aise.

La cabine venait juste de quitter le niveau quand elle marqua un arrêt inhabituel.

– Oh non ! Murmura-t-elle soudain crispée.

Romain prit les choses en main, utilisant l’interphone pour joindre le service technique qui promit de faire vite.

– Bien, en se tournant vers elle, il n’y a plus qu’à attendre.

– Évidemment ! Je ne vois pas quoi faire d’autre ! Fit-elle un peu sèchement.

Il eut un petit sourire craquant que Sabine détesta aussitôt. Il lui faisait trop d’effet.

– J’ai bien une idée, mais je pense que si je te fais la moindre suggestion, tu vas me sauter à la gorge !

– Tu essaies de me faire passer pour une mégère ?

– J’ai seulement remarqué que lorsqu’on est dans la même pièce, ou le ton monte ou tu m’ignores totalement.

– Pas du tout ! Fit-elle à court d’arguments, réalisant qu’il avait raison. Elle n’y pouvait rien si elle était tendue dès qu’il était dans les parages et que son humeur s’en ressentait. Je suis quelqu’un de très sociable !

Il y eut un moment de silence, puis Romain lui frôla l’épaule.

– Qu’est-ce que tu fais ? Soudain sur ses gardes.

– Je joue avec le feu ! Je vérifie seulement que tu est sociable.

Elle sourit, malgré elle, à la boutade. Il la taquinait pour détendre l’atmosphère. En plus d’être beau, il semblait avoir de l’humour. Rien de bon, pour sa dernière culotte, maintenant tout trempée.

– Si je ne me suis pas toujours montrée, très cool, c’est que tu es allé, un peu loin, dans l’ascenseur l’an passé. A l’époque, j’avais un petit ami et je voulais éviter tout problème.

– Hum ! Je note trois choses. Un : on doit être fait pour ses rencontrer dans les ascenseurs. Deux : tu parles au passé de ton petit ami, en mettant un main de chaque côté de sa tête contre la paroi de la cabine. Trois : tu n’as pas mentionnée que ça t’avait déplu. Et quatre : je suis sûr que tu aimerais qu’on rejoue un truc dans ce genre.

L’ai crépitait dans la cabine. Son visage était si près de celui de Sabine qu’elle avait l’impression qu’il volait tout l’air respirable. Elle était collée au mur, les yeux rivés aux siens, et retenait sa respiration. Son cœur battait la chamade.

-Tu n’avais parlé que de trois points, et tu es à quatre mentionna-t-elle doucement.

– Alors c’est que j’en ai oublié une ou deux en se penchant pour l’embrasser. Ses lèvres se firent douces, attentives à ses réactions, lui laissant le choix. Il lui donnait la possibilité de le repousser.

Elle y songea un quart de seconde, mais l’envie qu’elle avait de lui, monta d’un cran. Elle ouvrit sa bouche pour se laisser envahir, et se pendit à son cou.

Ce simple geste libéra une grande fougue contenue jusqu’alors. Il la plaqua au mur, frottant contre elle son sexe dur. Elle gémissait face à l’emballement qu’il mettait dans leurs contacts. Elle se sentait toute brûlante.

Il fit durer cette étreinte, glissant dans son cou si sensible et érogène qu’elle ne pouvait rien faire d’autre que gémir et haleter. Il poursuivit son exploration, en descendant jusqu’à ses seins. Il écarta très vite son top en coton pour les englober. Il les caressa avant d’en capturer la pointe entre ses lèvres en grognant.

Sabine avait conscience que les choses s’emballaient, mais dans le même temps, elle en voulait plus encore. Son sexe était crispé, tiraillé, pressé d’être rempli.

Il reprit sa bouche pendant qu’elle passait ses mains sous sa chemise, impatiente de l’explorer, de sentir sa chaleur sous ses doigts.

L’une des mains de Romain caressait maintenant l’une de ses cuisses. Il remonta jusqu’à la bordure de son short plusieurs fois, avant de se mettre à la caresser à travers la toile. Il pressait ses doigts sur le sexe gonflé et sensible de la jeune femme.

Elle avait défait quelques boutons et embrassait son torse musclé, en admiration sur ce qu’elle découvrait. Elle lui lécha, à son tour, les bouts de seins. Il soupira quelques fois, preuve qu’il était sensible.

De son côté, il était déterminé à l’explorer davantage. Il tira sur le galon qui maintenait le short de Sabine. Le vêtement glissa légèrement, il le fit descendre, emmenant avec lui, le slip humide. Il s’en débarrassa aussitôt.

Elle regarda ses vêtements, plus loin, sur le sol de l’ascenseur et eut un moment d’hésitation. Il le sentit et reprit aussitôt ses lèvres, l’embarquant dans un long baiser sensuel pendant qu’il glissait ses doigts contre le sexe de la jeune femme à la recherche de son clitoris. Il sut aussitôt qu’il l’eut trouver, elle émit un long gémissement crispé contre ses lèvres.

Il entreprit un longue descente, parsemés de baisers, contre son cou, ses seins, son ventre et son pubis dont la toison se réduisait à un ticket de métro.

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Enivrée par tant de sensualité, elle gémissait le dos appuyé à la paroi. Accroupi devant elle, il inséra sa langue dans cette zone humide, la goûtant avec délice. Totalement conquise par le traitement qu’il lui faisait subir, elle écarta les cuisses à sa demande, puis souleva une jambe et posa le pied sur la cuisse que Romain lui proposait comme appui. Ainsi écartelée, il avait toute l’aisance nécessaire pour accéder aux replis les plus profonds de sa féminité. Il infligeait un travail de douce torture à son clitoris. Le supplice s’intensifia lorsqu’il introduisit un doigt puis deux dans son chatte brûlante.

Sabine n’avait plus conscience du lieu, du temps, de l’environnement depuis l’instant où il avait posé sa bouche sur son clitoris. Elle avait senti grandir en elle cette boule de désir, qui la tiraillait et la soumettait.

Elle ne songeait plus qu’à une chose, qu’il nourrisse ce démon qui l’habitait jusqu’à le pousser vers une délicieuse agonie. Les sensations qui la traversaient, étaient si intenses qu’elle essayait de s’accrocher à quelque chose, mais il n’y avait que les murs lisses de la cabine. Elle écartaient les bras, plaquant ses mains comme s’il s’agissait de ventouses pour se maintenir face à l’agréable tourmente qui lui électrisait le corps.

Elle ouvrit les yeux un instant pour croiser son propre regard dans le miroir d’en face. Surprise, elle observa la scène. Elle, haletante et désirable. Elle se trouva belle, habitée ainsi par la passion. Lui, la bouche soudée à son sexe. Elle ne voyait que sa chevelure et son bras qui s’agitaient, la branlant avec de plus en plus d’intensité.

Une crispation plus intense, l’interrompit dans son observation. Elle ferma les yeux, concentrée sur sa tension intérieure qui était montée d’un cran, l’orgasme serait inéluctable. Il arriverait dans un instant. Elle le sentait monter.

Romain choisit cet instant pour accélérer la danse folle de ses doigts dans son sexe. Elle bascula dans la jouissance. Une myriade de couleurs scintilla derrière ses paupières closes pendant que des déferlements successifs faisaient onduler son corps lui faisant connaître une intensité qui dépassa tout ce qu’elle avait connu auparavant. Elle fut surprise de s’entendre crier aussi fort, sans parvenir à s’arrêter, portée par des vagues de plaisir qui faisaient échos aux spasmes de son vagin.

Une chaude humidité le long de ses cuisses l’alerta, puis le bruit d’éclaboussures. Et, elle se vit dégoulinante, une flaque à ses pieds sur le sol de la cabine. Elle n’avait jamais été fontaine. Choquée, elle croisa le regard de Romain, toujours accroupi, qui semblait se délecter de la situation.

D’un mouvement souple, il se releva jusqu’à sa bouche pour un baiser suave. Il avait le goût d’elle sur ses lèvres. Il la prit dans ses bras et la soutint, elle paraissait fragile tout à coup.

– C’était génial lui murmura-t-il à l’oreille.

Ils restèrent enlacés un moment avant de comprendre qu’un bruit lancinant essayait de percer leur bulle.

 »S’il vous plaît, répondez ! Il y a quelqu’un ? ». L’interphone de la cabine émettait d’un son éraillé, les paroles rassurantes d’une réparation imminente.

Sabine se vit, quasi nue, dans le miroir. Elle se jeta sur son short. Elle l’avait pratiquement enfilé quand l’ascenseur se remit en marche.

Honteuse, consciente de la situation, elle était affolée de réaliser ce qui venait de se passer. Ils auraient pu se faire surprendre et Romain restait un inconnu pour elle.

Elle lui jeta un regard, il était en train d’arranger sa tenue.Un sentiment de malaise balaya la béatitude qu’elle ressentait quelques minutes plus tôt et la surprise de se découvrir si réceptive à ses caresses.

Il tenta un geste, la sentant crispée. Elle se déroba et fonça dès que les portes s’ouvrirent. Elle traversa un petit groupe qui attendait, les ignorant. Elle ne pensait qu’à une chose : se réfugier dans sa cabine.

Romain la suivit, passa devant la porte de sa chambre sans s’arrêter et fut agréablement surpris de la voir stopper deux portes plus loin. Elle avait tapé son code, et se glissait dans sa chambre, quand il mit un pied pour empêcher la fermeture.

 » Je crois qu’on n’en a pas terminé, chérie ! » en entrant à sa suite.

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