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Depuis quelques semaines, je suis tombée sur plusieurs articles qui parlaient du blocage de l’écrivain.
J’ai lu que certains passaient des mois, sans écrire un mot. Dieu merci, je n’ai jamais connu cela !
Et je pense que je le dois à deux choses, non disons trois.

La première et la plus importante est que je tiens un journal d’écrivain (J’ai déjà vu ce terme plusieurs fois ). Ce sont , en fait, « mes pages du matin » qui sont devenues, peu à peu mon journal.

« Mes pages du matin » ? Qu’est-ce ?

Il y a quelques années, j’ai lu « Libérez votre créativité » de Julia Cameron, et ce livre a changé ma vie, sans aucune exagération. Alors que j’avais mis de côté, l’écriture depuis plusieurs années, parce que je ne voyais plus la finalité, j’ai repris mon stylo et j’ai trouvé un plaisir à écrire que je n’avais jamais eu avant.
Dans ce livre, l’auteure donne à faire plusieurs exercices pour développer sa créativité. J’ai mené l’expérience sur plusieurs semaines, me levant avant tout le monde à la maison, pour profiter de ces instants de calme pour griffonner.

liberez votre créativité
Au terme de l’expérience, je n’ai retenu que « les pages du matin » qui étaient maintenant ancrées dans mes habitudes. Il s’agit de remplir chaque matin 3 pages d’écriture, en parlant de tout ce qui vous passe par la tête.
Au début, j’ai vécu une phase jubilatoire où j’écrivais sans pouvoir m’arrêter. Les mots coulaient de mon stylo sans discontinuer, au point que j’en avais parfois mal à la main. Je n’avais pas d’impératif de qualité, ni de barrière car ce n’est pas fait pour être relu (enfin il faut attendre deux mois, si je me souviens bien). Je parlais de tout, même de ce que j’apercevais par la fenêtre ! N’importe quoi, en somme !
Durant cette période, j’ai renoué avec le plaisir d’écrire des histoires, et je n’ai plus jamais arrêté depuis !

Avec le temps, cette habitude a évolué. « Le tout et n’importe quoi » qui remplissait mes pages s’est naturellement axé sur mon écriture, et si j’ai gardé le nom de « pages du matin », j’écris quand j’en ressens le besoin, le matin comme le soir. Et en terme de quantité, j’ai toujours fait comme ça m’arrangeait, sans respecter la règle des 3 pages.
C’est devenu un dialogue continu avec moi-même. Je parle de mes projets, de mes sentiments, de mes avancées. Tout ce qui tourne autour de l’écriture, en général.
La consigne de Julia Cameron est d’écrire sans retenue, sans avoir peur du regard extérieur, et cette habitude du début, je ne l’ai pas perdu.
J’écris sur tout ce qui me passe par la tête, qu’il s’agisse de mes projets en cours, de stratégie de communication, de mes frustrations. Il arrive que ce soit complètement loufoque, mais au lieu de me désoler de mes idées tordues, j’ai un regard bienveillant sur tout ça. Je m’en amuse, et je sais que ces mots, mis les uns à la suite des autres sont un bon entrainement pour une écriture quotidienne, et un excellent moyen pour débloquer des situations dans les histoires que je raconte.
Lorsqu’un chapitre me pose problème et que je ne parviens pas à avancer. Je reprends la chronologie de l’histoire en me questionnant sur ce qui m’agace, où je veux aller, jusqu’à ce que je trouve une nouvelle façon de poursuivre qui me satisfasse. J’y travaille aussi mes plans quand mes projets manquent de relief, et j’y prépare mes articles pour le blog (comme celui-ci).

écriture

Quand je reviens sur les pages écrites, c’est un camaïeu de couleurs ( oui, j’utilise des codes couleurs différents, si je parle d’un livre, du blog ou de méthode de travail). Il y a des schémas, des dessins, des plans, des listes !
Lorsque je prends ce cahier qui me sert de journal, je garde la même jubilation et positivité que j’y mettais lorsque j’ai commencé mes pages du matin. C’est un fidèle compagnon dans lequel je peux déverser mon mal-être dans les moments de doute.

Au début de cet article, j’ai parlé du bloc de l’écrivain et du fait que j’arrivais à passer outre par plusieurs moyens.

Le second est que quoiqu’il en soit, je me force à écrire 300 mots, lorsque j’ai prévu une cession d’écriture.
Peut-être que ce ne sera pas excellent, et que je n’en garderais rien ensuite, mais il est possible que j’écrive la phrase qui déclenche l’inspiration. Dans ce cas je ne m’arrête plus, sinon, ces mots m’aideront-ils à redémarrer le lendemain.

taper01
Mon objectif personnel minimum « normal » est de 1000 mots/jour. Depuis le début 2014, j’ai une moyenne de 27 000 mots/mois. L’année dernière, ma moyenne était de 20 000 mots/ mois.Je suis heureuse d’être plus productive, mais je sais que j’ai beaucoup de démons intérieurs à combattre pour progresser encore.

Le troisième moyen de dépasser le blocage est de travailler sur plusieurs projets, à la fois. Quand je cale sur l’un, que je perds ma motivation, je me reporte sur l’autre. Généralement c’est très agréable de retrouver des personnages que vous n’avez pas vu depuis quelques temps.

Ces diverses  habitudes et la lecture de plusieurs articles sur la productivité m’ont donné envie de tester une nouvelle méthode de travail à partir de septembre.
Je vais mener deux projets de front, en écrivant chaque jour 300 mots d’une histoire.
Je bouillonne de projets et je vois qu’il me faudra un temps fou pour les mener tous à terme. Et dans ce délai, d’autres seront nés et me tiendront tout autant à cœur. C’est pourquoi, en plus de mon projet principal, je consacrerais un moment dans la journée pour écrire 300 mots d’une seconde histoire.
300 mots c’est presque une récréation, puisque généralement, il me faut bien plus de temps pour écrire un article sur ce blog ^^.
Pour cette idée, je m’inspire de plusieurs articles lus sur internet. L’un s’appelle « Write a book with me« , et qui propose ce challenge de 250 mots par jour. Si vous vous y tenez, mathématiquement en une année, vous avez écrit un pavé de plus de 400 pages et de quasiment 110 000 mots. vous pouvez trouver une autre avec une proposition à 500 mots par jours pendant 90 jours pour écrire un livre. Et j’ai également trouvé une application sur iphone avec laquelle vous écrivez 300 mots par jour. C’est ce format qui me correspond le mieux.
Pendant ce délai, j’irai rendre visite à d’autres personnages, un peu tous les jours ! Enfin, si j’arrive à fonctionner ainsi.

Voilà ! C’était un aspect très sérieux de ma « vie d’écriveuse » ! ^^

P S : Pour la petite histoire, je n’ai plus le livre de Julia Cameron. Je l’ai offert à quelqu’un qui était à un moment charnière dans sa vie, et qui avait envie de mettre plus de créativité dans sa vie. Aux dernières nouvelles, elle ne l’a toujours pas lu ! Le miracle ne marche pas pour tout le monde.

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