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Alors que mon livre est sorti depuis deux semaines, c’est maintenant que j’ai envie d’en parler davantage. (Je fais les choses à l’envers ! Je sais ! C’est tout moi !)

Pour ce qui est des ventes, des classements et des commentaires ; il n’y a pas de quoi s’enflammer. Mais je ne suis guère surprise. La concurrence est de plus en plus rude et je peine avec l’aspect marketing du lancement d’un livre. Ça appelle une remise en cause, mais encore faudrait-il savoir par quel bout prendre le problème ?  Je parle du marketing, pas de l’écriture. Là-aussi je me remets en cause et je travaille !

Mais aujourd’hui je voulais parler de mon livre « Orage tropical » et à travers lui de ma relation avec les personnages de mes livres. Il faut toujours que j’en glisse un ou deux nouveaux en arrière-plan.
Celles qui connaissent mes livres savent maintenant que je laisse par le biais de personnages secondaires des petites graines qui ne demandent qu’à pousser et devenir de nouvelles histoires pour peu que j’ai envie de leur donner vie et surtout que j’en ai le temps.
Donc, celles qui ont lu « Soir d’Orage » ont déjà rencontré Maud, la sœur de Raphaëlle qui avait préféré se perdre dans des destinations lointaines. Elle avait mis de la distance avec la famille géographiquement, mais aussi affectivement.

orages les 2

Je savais que je devais raconter son histoire. Je l’avais imaginée, torturée et meurtrie. J’avais envie de la voir surmonter ses blessures.
Je m’étais moi-même mis des bâtons dans les roues avec le côté tropical, et deux caractères assez braqués. Il m’a fallu du temps pour leur donner de l’épaisseur et un parcours chaotique à souhait.
J’ai été heureuse de plonger avec eux dans cette histoire. Et j’ai d’ailleurs hâte de commencer le dernier volet de la série !

Après ce regard sur le livre, je voulais revenir sur mon habitude à écrire des séries. Il n’y a rien de réfléchi, ni raison mercantile, là-dedans.
Quand je lis des articles sur l’autoédition que ce soit sur des blogs français ou américains, l’un des conseils qui revient souvent pour connaître les succès, est d’écrire des séries (en même temps noter bien qu’il s’agit d’un conseil et pas d’une recette infaillible – il faut certainement un peu plus que ça pour réussir).
Or, je pense que mon goût des séries me vient de mes lectures et non de mes ambitions d’écrivain.

Les auteures anglo-saxonnes sont depuis très longtemps à la page. Dans la romance, la série est une tradition voire une obligation. Et moi, en tant que lectrice, j’ai mordu à l’hameçon. Quand je lis un livre qui me plaît dont j’ai apprécié les personnages, j’ai hâte de retrouver certains d’entre eux dans un nouvel opus.

Pour éclairer mon propos, je vais citer les Bridgerton de Julia Quinn, et plus encore les différentes séries de Mary Balogh (il faudra que je fasse un article sur elle, un jour car je suis fan ).
C’est deux exemples de romance historique sont un mince échantillon de tout ce que j’ai lu, mais ils sont représentatifs du phénomène. Quand vous mettez le nez dans la romance qui a été écrite ces trente dernières années et bien au-delà, les trois quarts des livres appartiennent à une série et c’est vrai dans tous les sous-genres : historique, contemporain, érotique, chick-lit, fantasy, etc.

Alors après vingt ans de ce type de lecture, il est normal que j’imagine mes livres en séries. C’est sympa, mais il y a un côté pervers.

Sympa, parce que je me retrouve dans un univers que je connais et que je maîtrise. Et j’offre une belle histoire à des personnages que je n’avais que survolés jusqu’à présent. Ça me permet de trainer avec eux, de faire durer la relation qui nous lie.

Mais comme je le disais, il y a un effet pervers. Tout ce temps que je leur consacre m’empêche d’aller batifoler ailleurs. Je ne peux pas aller écrire cette nouvelle histoire (et donc encore une série) qui me tient à cœur, à laquelle je pense et qui m’obsède parfois trop souvent.
Et, il y a du monde dans ma tête, si vous saviez !
J’ai la trame complète et une idée assez précise de mes personnages pour trois séries contemporaines de 3 volumes au moins, et trois séries historiques dont l’une serait en 7 volumes. Soyons lucides une seconde ! Enfin surtout moi ! Je ne parviendrai jamais à bout de tout ça.
Si j’ajoute les histoires esseulées, j’ai une trentaine d’histoires sous le coude ! Une vie d’écriture ! Je ne dis pas que c’est impossible, mais je sais qu’avant d’arriver au terme de l’écriture de la moitié d’entre elles, mon esprit aura encore imaginé d’autres et je resterai là, plantée au pied de la montagne de mots qui m’attend.

Mon esprit foisonnant explique en partie pourquoi je me suis lancée dans plusieurs séries en même temps, plutôt que de me concentrer sur une seule et tenir mon public en haleine. Du coup, j’ai sans doute perdu du monde en route !

Mes séries ! Parlons-en justement !

Je vais commencer par « Orages », puisque c’est elle qui est au premier plan, en ce moment !
Il y aura un troisième et dernier volet : Orage électrique. J’ai eu envie de réunir les deux personnages moins agréables de la série : Quentin et Marjorie. Je vais les bousculer un peu et me fixer un nouveau défi d’écriture en les rendant sympathiques.
J’espère que le livre sortira avant l’été 2016.

La série historique « les filles du vignoble » attend un dernier volet, elle-aussi. Je vais m’atteler à l’écriture début 2016. J’avais d’abord pensé que je l’écrirais cet automne, mais les trois mois perdus, bloquée sur les dernières corrections m’ont empêché de m’y mettre.

Par contre, dans cette période de blocage, j’ai continué à avancer doucement sur le quatrième volet de « demoiselles d’honneur« . Ce n’était pas dans cet ordre que j’avais prévu les choses, mais il faut savoir bousculer les idées trop arrêtées.
Donc, j’en termine l’écriture probablement ce weekend, et les corrections de la première moitié sont déjà bien avancées. J’espère une sortie rapide. Avant la fin de l’année, c’est certain ! Le titre provisoire : Sortir de l’ombre.

Dernier point que je voulais aborder dans ce post : Mon questionnaire !
J’en ai déjà parlé dans un précédent article. J’essaie de comprendre les lectrices de romance et de numérique ! Donc si vous n’avez pas encore répondu, merci de le faire et surtout de partager pour pousser d’autres à répondre pour comprendre pourquoi celles et ceux qui n’utilisent pas encore le numérique ont des réticences !

Voici le lien —> Questionnaire sur le roman féminin et le livre numérique.

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