Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui c’est un article un peu spécial car c’est le centième du blog. Ça n’est symbolique que pour moi, mais ça compte ! Ça signifie que j’ai fait du chemin en presque 4 ans. La ligne éditoriale a évolué en même temps que moi. Il a aussi connu quelques pauses.
Il y avait une chose que j’aimais bien au début, et que je regrettais de ne plus avoir le temps de le faire : c’est écrire et publier de courtes nouvelles. Je repoussais toujours, car je me consacrais à l’écriture de mes livres.

La semaine dernière, je suis tombée sur l’article d’une auteure érotique américaine qui participe à une ronde (je ne sais pas quel mot est le plus approprié ) de plusieurs auteurs écrivant chaque mardi un texte de 200 mots d’après une image. Voici le lien : Doris O’Connor

L’image m’a inspiré aussi, mais j’ai été beaucoup plus bavarde (2550 mots ) ! 2268883_orig

Une nuit au château

Chloé gravit le grand escalier en marbre à double révolution. Elle venait de faire le point avec Stefano, son patron, et l’épouse de celui-ci sur le succès de la soirée. Ils étaient enchantés. Il s’agissait de la fête d’anniversaire pour les dix-huit ans de leur fille, une réception qui aurait été privée dans la grande majorité des familles, mais tout le gratin avait été invité. Il n’y avait pas de meilleure occasion pour faire des affaires et prendre d’excellents contacts. Tout était bon pour faire du business.
Elle retira l’une de ses boucles d’oreille en arrivant sur le palier de son étage et la seconde avant d’atteindre sa porte. La journée avait été longue et elle était pressée de se détendre.
Le lustre de la somptueuse chambre mise à sa disposition pour ces deux jours, était allumée. Elle se rappelait l’avoir éteint avant de descendre quelques heures plutôt.
Elle n’avait pas fait trois pas dans la pièce que, par la porte de la salle de bains grande ouverte, elle aperçut Andréa, appuyé contre le lavabo. Il avait retiré sa veste de smoking et desserrer son nœud papillon. Pourquoi n’était-elle pas surprise de le trouver là ?
Il n’avait pas cessé de lui tourner autour toute la soirée et de la déshabiller du regard. Elle avait lutté contre cette attraction réciproque, pourtant, il avait percé ses défenses à deux reprises au cours de la fête. Son charme était si évident qu’il fallait être forte, face à un tel homme.
Elle n’était pas là pour provoquer un scandale et n’avait donc pas eu la possibilité de refuser quand il l’avait invité à danser. Tout de suite, il l’avait serré contre lui pour cette danse romantique. Son parfum épicé et masculin l’avait enveloppé tel un piège sensuel. Leurs corps avaient bougé l’un contre l’autre dans un ballet érotique qu’elle n’avait pu empêcher. Il s’était même permis de descendre sa main plus bas que le creux de ses reins afin de la maintenir contre l’érection qu’elle avait senti enfler contre son pubis. Elle n’avait pu échapper à son attraction et s’était laissée mener jusqu’à la fin du morceau de musique, le corps vibrant d’excitation. Un soupir exalté lui avait échappé juste avant que les dernières notes ne s’égrainent.
La seconde fois de la soirée où elle avait eu à faire à lui, elle revenait du grand salon par un couloir dérobé que les invités n’employaient pas. Elle avait utilisé régulièrement ce corridor au cours du week-end pendant qu’elle supervisait les préparatifs de l’événement. Il y faisait plus frais. Il offrait un rafraîchissement agréable ponctuellement, avant de retrouver l’atmosphère échauffée des salles de réception.
C’est là qu’elle l’avait croisé. Cherchait-il un peu de fraîcheur comme elle, ou l’attendait-il ?
Après un échange de politesse pour elle et de séduction pour lui, elle n’avait pas souhaité s’attarder, mais il l’avait retenu en saisissant son poignet. L’instant d’après, elle était une nouvelle fois plaquée contre son corps dur.
— Pourquoi voulez-vous absolument résister ? Ce qu’il se passe entre nous ne peut être évité.
— Qu’est-ce que vous cherchez ?
— Je veux un avant-goût de vous ! Avait-il annoncé de sa voix grave, avant de capturer ses lèvres. Elle s’était sentie faiblir. Son désir de rébellion avait disparu. Elle aussi soudain voulait un avant-goût, et elle avait des tas d’idées sur les choses qu’elle pouvait faire ensuite avec lui.
Une porte avait grincé, puis un serveur était apparu avec un grand plateau de vaisselle sale. La magie s’était brisée. Elle s’était alors souvenue qu’elle devait éviter cet homme comme la peste. Elle allait se perdre à lui céder.
— Je dois y aller ! avait-elle crié avant de s’enfuir, sans lui laisser le temps de réagir. La présence inopportune de l’employé empêchant tout esclandre, il ne l’avait pas poursuivi.
Et voilà qu’il était là, dans sa chambre de ce manoir familial où il était chez lui, à l’égal de son frère, Stefano. Elle aurait donné cher pour être dans son petit appartement en ville, plutôt qu’à régler les détails de cette fête. Mais elle était la directrice du service communication de l’entreprise, et quand son patron lui demandait d’organiser la fête pour les dix-huit ans de sa fille, elle évitait de lui rappeler que ce n’était pas dans ses attributions, et particulièrement mal venu.
— Qu’est-ce que vous venez faire ici ? demanda-t-elle en avançant dans la salle de bains aussi grande que son salon et sa cuisine réunis.
— Je pensais que vous l’aviez compris ! Cet avant-goût de tout à l’heure ne pouvait nous suffire !
— Vous êtes du genre borné ! Vous ne pouvez pas admettre que je ne suis pas intéressée ?
— Non ! Parce qu’au fond de vous, je sais que vous l’êtes.
Sa voix grave et veloutée fit vibrer son corps. Chloé se détourna de lui, agacée qu’il ait raison. Elle posa les boucles d’oreille sur la commode, puis retira son bracelet de brillants qui rejoignit le reste des bijoux. Elle remonta les mains pour se défaire de son collier, mais il l’avait devancé. Sa peau s’enflamma quand il frôla son cou. Il se rapprocha encore dans son dos. La chaleur de son corps irradiait, un frisson d’excitation la traversa. Il était si près maintenant que son souffle lui donnait la chair de poule. Elle n’avait pas la force de se retourner pour lui faire face.
Son corps la trahissait, incapable de réfréner son désir. Ils ne s’étaient croisés que quelques fois, mais à chacune d’elles, l’air s’était empli d’électricité. Elle travaillait pour la holding familiale, et se devait de garder ses distances surtout en cette période de tension interne entre les deux dirigeants. Quand son regard noir chargé de désir s’arrêtait sur elle, ses jambes se dérobaient, et des images de corps-à-corps brûlants défilaient dans sa tête. Elle avait donc tout fait pour l’éviter ces dernières semaines.
Les lèvres charnues de l’homme se posèrent sur la veine palpitante de son cou et son cœur s’emballa.
— Non ! dit-elle.
Cependant, elle ne chercha pas à fuir ou s’écarter de lui. La bouche d’Andréa poursuivit son chemin sur son épaule. Il repoussa lentement la bretelle de la robe. Incapable de résister, elle s’affaissa contre lui. Sa bouche se fit plus vorace. Ses mains l’enlacèrent, remontèrent jusqu’à ses seins, caressants au passage le tissu soyeux de sa tenue.
— Tu es sublime dans cette robe ! Je vais avoir un plaisir infini à te la retirer.
— Non ! souffla-t-elle, encore une fois, sans bouger ni tenter d’échapper aux doigts enjôleurs d’Andréa.
Ça ne devait pas arriver. Même une aventure d’un soir avec lui n’était pas envisageable. Pourtant, il agissait comme un aimant derrière elle. Elle voulait se coller à lui et non s’enfuir.
Elle se vit dans le miroir opposé, la chevelure noire d’Andrea penchée dans son cou, alors qu’il embrassait sa nuque. Quand leurs regards se croisèrent dans le reflet, le désir transpirait, aucun mot n’était nécessaire. Elle avait perdu la bataille. Avait-elle seulement essayé de lutter ?
Il recula d’un pas pour ouvrir la fermeture éclair de sa robe. L’étoffe rouge glissa sur sa peau, dévoilant sa poitrine nue. Ce fourreau de haute-couture était si serrée qu’il était impossible de porter le moindre sous-vêtement.
C’était la première fois qu’elle portait un vêtement aussi merveilleux, et il lui avait offert une soirée hors du commun, la rendant belle. Elle s’était sentie sûre d’elle et conquérante. Andréa le fit tomber au sol comme un vulgaire chiffon.
Elle était maintenant nue devant lui. Elle aurait dû l’arrêter, c’était de la folie, mais c’était une folie qu’elle ne voulait plus éviter. Elle avait besoin de lui et saisit la main qu’il lui tendit pour se retourner. Enfin, ils se faisaient face.
Du pouce, il caressa le contour de ses lèvres, faisant durer l’approche. Il se pencha ensuite pour explorer sa bouche lentement avec un baiser approfondi qu’il fit durer encore et encore. Les yeux fermés, Chloé s’abandonna au feu qui l’envahissait jusqu’au creux de son ventre, s’accrochant à lui pour rester debout.
Il s’éloigna une nouvelle fois afin de retirer sa chemise, les yeux toujours rivés à ceux de la jeune femme. Sa ceinture résista un peu, mais il acheva de se déshabiller en quelques gestes précis, après avoir extrait un préservatif de l’une de ses poches.

Salle de bains marbre
Il revint vers elle, mordilla sa lèvre inférieure pendant qu’il la poussait vers la commode derrière eux. Du revers de la main, il balaya la surface du meuble, faisant voler vers le sol tout ce qui s’y trouvait, et la souleva pour l’asseoir sur le dessus. Le contact glacé avec le marbre surprit Chloé, mais elle ne s’y attarda pas, car déjà, Andrea reprenait ses lèvres.
Il se fit une place entre ses jambes écartées. Son érection était dure et chaude contre ses cuisses.Il était pressé contre elle. La jeune femme se décida enfin à le toucher, d’abord son torse recouvert d’un sombre duvet, puis elle enfonça ses doigts dans ses cheveux avant de le tirer à elle pour l’embrasser.
Elle s’abandonna ensuite à la lente exploration de son nouvel amant.
— Est-ce que tu dis toujours non ? demanda l’homme, avant de se remettre à malmener la pointe de l’un de ses seins.
— Non ! Souffla Chloé entre deux halètements.
— C’est un non qui veut dire oui ! sourit-il.
— Ouiii !
— Alors dis-le !
Chloé serrait les dents. Des frissons la parcouraient et son corps tendu attendait d’être soulagé.
— Dis-le ! répéta Andréa, autoritaire.
— Prends-moi ! Viens ! Vite !
Un sourire satisfait, il la tira par les cuisses jusqu’à l’arête du meuble. D’un geste maitrisé, il guida son membre jusqu’à l’orée de sa féminité, et s’y appuya. Le temps fut suspendu. Chloé retint son souffle, ivre de désir.
Il saisit la nuque de la jeune femme et plaqua sa bouche contre la sienne pendant que son autre bras encerclait sa taille. L’instant suivant, il s’enfonçait en elle, dur et conquérant.
Elle haleta contre sa bouche, incapable de lui rendre son baiser, submergée par une vague de béatitude.
— Tu vois, je sais exactement ce que tu veux !
— Oui ! Encore ! Souffla Chloé.
Andrea saisit sa taille avec plus de fermeté et entreprit de la satisfaire, allant et venant en elle à un rythme lancinant.
Leurs souffles et les bruits de la passion qui les unissaient résonnèrent bientôt contre les murs carrelés de cette large pièce.
Elle s’accrocha à ses épaules, tangua au rythme de plus en plus effréné de son ardeur. Il était fougueux, sauvage, dominant comme elle l’avait deviné.
Ses coups de reins faisaient trembler le meuble. Sa voix grave naturellement sensuelle prenait une teinte plus érotique encore, quand il murmurait en italien à son oreille.
Avec une réelle maitrise, il l’emmena tout près de l’orgasme. Quand il la sentit proche de basculer, il agrippa sa taille d’une main et sa nuque de l’autre avec une telle fermeté que Chloé ne pouvait plus bouger prisonnière de sa poigne. Elle était perdue entre le plaisir qui l’appelait d’un côté et cette sensation de ne plus s’appartenir de l’autre, piégée entre ses griffes. Andrea poursuivit son pilonnage, accompagné par une litanie en italien qu’elle ne comprenait pas.
— Tu luttes encore ? demanda-t-il.
Un sourire sardonique aux lèvres, il se pencha pour atteindre l’un de ses seins avec sa bouche. Il en mordit le mamelon.
Chloé cria. La douleur fusa en même temps que l’orgasme explosait en elle. Son corps tressautait, balayé par des vagues successives. Le plaisir était si intense qu’elle convulsa.
Andrea poursuivit son assaut sans douceur, jusqu’à ce qu’il basculât à son tour dans la jouissance.
Elle s’écroula contre lui, vidée. Elle savait avant qu’il ne la touche que ce serait aussi exceptionnel et différent. C’était ce qu’elle avait craint.
Il déposa encore un baiser sur sa tempe puis l’aida à prendre appui contre le mur. Elle se recroquevilla sur le plateau en marbre de la commode, étonnement solide.
Son chignon n’était plus qu’une galette flasque et sa peau collait, couverte de sueur. Le dos appuyé au mur, elle reprenait doucement pied dans le présent. Et l’ampleur de son erreur se matérialisa quand Andrea revint vers elle après être allé se débarrasser de son préservatif.
— Vous ne devez pas rester là ! Ce n’est pas prudent, alors qu’il y a tant d’invités dans la maison.
— On est de retour au vouvoiement après ce qu’il vient de se passer ?
— C’était irresponsable de ma part. Je n’aurais pas dû… me laisser séduire. C’est votre faute ! Allez-vous en ! cria-t-elle au bord des larmes.
— C’est bon ! Inutile d’en dire davantage ! Je vais partir ! dit-il, alors qu’il ramassait déjà son boxer.
Il s’habilla en silence dans une atmosphère lourde. Chloé se serait bien réfugiée dans la chambre, mais elle ne voulait pas paraître plus lâche encore. Il était à nouveau un homme élégant dans son smoking. Elle savait maintenant qu’il était encore plus beau quand il était nu. Au lieu de quitter la pièce, il revint vers elle.
— Tu peux bien faire comme s’il ne s’était rien passé, mi ragazza , mais tu ne peux plus rien changer, nous sommes liés. Et je sais déjà que nous recommencerons. Je te veux et tu n’y changeras rien, dit-il avant de plaquer ses lèvres sur les siennes.
Elle ne chercha même pas à résister.

§

Chloé sentit le lit s’enfoncer derrière elle. Quelqu’un avait posé un genou sur le matelas. Elle ne devait pas être couchée depuis plus d’une demi-heure, ce que lui confirma son réveil de voyage posé sur la table de nuit. Elle venait juste de s’endormir.
— Tu dormais ? souffla une voix masculine toute proche.
Un gémissement monta dans la gorge de la jeune femme. Pourquoi avait-elle une vie aussi compliquée ?
— Pas grave ! Je sais comment te réveiller !
Le drap glissa sur son corps nu. Une paume la poussa pour la faire basculer sur le ventre. L’instant d’après, deux mains masculines empoignaient ses hanches avec rudesse.
Docile, elle cambra le dos et releva les fesses. Ses pensées étaient encore brumeuses, mais son corps réagissait déjà à cet appel de désir.
Son visiteur saisit l’une de ses cuisses pour la soulever pendant qu’il s’avançait entre ses jambes jusqu’à la coller. Le membre dur et chaud qu’elle connaissait si bien fouetta ses fesses. Puis mené d’une main sûre, il vint se caler à l’entrée de son sexe humide. D’un violent mouvement de reins, il lui régla son compte.
Chloé émit un long gémissement et résista à la houle qui menaçait de l’emporter.
— Je savais que tu avais besoin de ça autant que moi, après cette putain de soirée !
Stefano se retira presque en totalité pour replonger en elle.
— Ma femme a pris un somnifère. Je vais pouvoir te baiser pendant des heures ! Tu m’as mis sur les nerfs avec ta robe. Je ne regrette pas son prix. J’aurais juste aimé te l’enlever.
Chloé eut un hoquet. Un autre homme s’était chargé de le faire : Andréa. Elle réalisa qu’elle avait fait l’amour avec les deux frères à quelques heures d’intervalle, et que ses problèmes n’étaient pas finis puisqu’elle les désirait autant l’un que l’autre.

FIN

Voilà ! C’est un texte vite fait ! Il doit rester quelques coquilles et répétitions, mais je tenais à le poster rapidement (trop impatiente ! ). Merci de me dire si cette histoire vous a plu, soit ici, soit sur Facebook. Et si c’est le cas vous pouvez la partager dans les réseaux sociaux ! 🙂
Je vous retrouve ce weekend pour le roman de ma semaine !

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