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Quand on s’auto-édite, on est souvent amené à acquérir de nouvelles compétences ou du moins à se débrouiller seule faute de moyens.

J’imagine que pour certains et certaines auteurs, l’étape « couverture » est un grand flou terrifiant. Pour moi, bidouiller les photos est un vrai plaisir.
Je le fais à mon niveau avec mes faibles compétences, mais ça m’éclate.

Je suis en plein dans la conception de mes prochaines couvertures. Je galère certains jours, et cela m’a inspiré un article.

mes-couvertures-pour-divine

Pour créer des images, il faut un logiciel.

Avant d’auto-éditer ma première nouvelle en 2013, j’ai longtemps eu un blog de cuisine (oui, la cuisine est une autre passion après l’écriture). Lorsque j’avais débuté mon premier blog en 2005, je m’étais vite rendue compte que mes photos n’étaient pas terribles et mes plats rarement mis en valeur, jusqu’à ce que je découvre un article à l’attention des blogueuses débutantes qui conseillait d’utiliser un logiciel gratuit « photofiltre ». D’un seul coup, j’avais fait un pas de géant.
Il est simple à utiliser, intuitif et il a beaucoup évolué au fil des années. Parfait pour tout ceux qui ne sont pas complètement imbibés d’informatique. Parce que oui, il existe des logiciels autrement plus performants comme l’incontournable photoshop, ou Adobe illustrator ou encore CorelDraw. Mais quand vous vous arrachez les cheveux pour essayer d’ouvrir le moindre calque, vous savez déjà que vous ne serez pas en mesure de faire grand-chose.

Quand je dis que j’utilise « photoflitre », généralement on me regarde avec des yeux ronds. Comme si j’utilisais un jouet pour enfant ou un vieux machin obsolète (vous voyez l’idée). N’empêche que lorsque vous maitrisez un outil simple d’usage comme c’est le cas pour moi, vous ne perdez pas de temps et vous trouvez toujours une astuce pour ne pas tomber trop loin de l’objectif. Vous pouvez mettre en forme la plupart des idées qui jaillissent dans votre esprit. Du coup, alors que j’ai corel draw et photoshop au bureau, je continue à utiliser celui-ci, car il sait faire à peu près tout ce dont j’ai besoin. Bon le côté négatif, c’est que je ne fais aucun effort pour me familiariser avec les deux autres.

photofiltre-01

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Je peux aussi rajouter modifier la grosseur de mon image ( en pixels), mettre des contours, de la transparence, déformer l’image à ma convenance, utiliser des milliers d’écritures.

Et arriver à toutes sortes de résultats :

couv-exemple

Bon, je n’ai pas écrit ce livre (une inspiration tourbillonnante, sans doute), c’est juste un exemple ! Une image faite en une demie-heure. Je n’aurais pas été satisfaite du résultat si j’avais dû vraiment publier (trop fadasse et peu cohérent), mais vous avez compris le principe.

J’utilise régulièrement un autre outil en ligne dont certaines options sont gratuites. Il s’agit de PicMonkey. En fouinant dans les filtres, il y a moyen de s’amuser.

picmonkey

Bon, ces outils restent limités par rapport aux possibilités de CorelDraw par exemple, mais tant que je ne sais pas par quel bout me former. Photofiltre reste une bonne base.

Le logiciel c’est le premier point. Après cela, à moins de faire comme Jojo Moyes en vous concentrant sur la police d’écriture, le texte et la couleur, il vous faudra des photos.

jojo-ex01

Et, je suppose que vous savez qu’il existe des droits sur les images. On ne peut pas les utiliser comme bon nous semble.
Même si je suis souple avec ce que je mets sur le blog  où elles n’ont pas de vocation commerciale (comme je l’ai dit maintes fois, elles viennent la plupart du temps de pinterest). Quand il s’agit des couvertures de mes livres, je les achète sur des sites dédiés à ce commerce.
Pendant une longue période, j’achetais mes photos sur canstockphoto. Maintenant, j’utilise surtout Fotolia. Mais il existe des tas de sites. Chacun a son préféré ou celui qui est financièrement intéressant (c’est ça l’essentiel ). Le plus dur c’est de trouver l’image intéressante dans cette marée de clichés. Vous pouvez vous y perdre pendant des heures !

Il vous faut aussi et surtout de l’inspiration.
La couverture est la vitrine qui va vous permettre d’attirer le client. Bien sûr, vous devez reprendre les codes de votre catégorie sinon les lecteurs potentiels ne vont pas s’arrêter sur votre livre.
Pour moi, comme vous le savez, il s’agit de la romance. De la même manière que pour l’écriture on peut trouver l’inspiration partout, être largement influencée par sa sensibilité, ses goûts et les modes.

La plupart du temps je démarre à partir d’une image qui me plaît en corrélation avec mon histoire. En matière de romance un peu chaude – new adult ou érotique- j’ai noté qu’un torse masculin était souvent utilisé et devait probablement bien fonctionner (pas de chance, j’ai souvent mis des couples ^^ ).
Lorsque je suis sur une série, je garde les mêmes codes couleurs/mêmes polices pour le titre comme dans la série « Demoiselles d’honneur ».

couv-dem

Je regarde beaucoup ce qu’il se fait surtout aux USA à travers Amazon et les blogs. Et je suis abonnée (j’ai liké) sur mon fil d’actualité Facebook à d’énormes sites littéraires américains. Je vois défiler tout un tas de couvertures. Quand l’une d’elles m’interpelle, je l’enregistre dans un dossier spécifique que je visionne lorsque je me lance dans quelque chose de nouveau. Ce n’est pas du plagiat, loin de là, car je m’arrête sur des couleurs, des transparences et des tas d’autres détails. Voici une série d’images qui éclairera mon propos :

couv-chemin

Le vert de la première couverture m’avait tapé dans l’oeil, la couleur des deux suivantes que j’ai dû harmoniser au vert, et pour finir une partie du titre rouge. Vous voyez l’idée ?
Je me remplis les yeux de tas de couvertures et il en sort une nouvelle.

Notez bien que je ne prétends faire un chef d’œuvre, mais j’aime ce que je fais. J’ai conscience que ça ne peut pas plaire à tout le monde. Mais il me semble que mes couvertures ne font pas trop « cheap » et « rafistolées ».

Bon, ce n’était pas un tuto, ni forcément un exemple à suivre, mais vous avez maintenant une idée de ma façon de procéder pour réaliser mes couvertures, mes bannières et autres montages photos.
Bien entendu, si j’avais une formation de graphiste ou les moyens d’en payer un, les choses seraient différentes, mais je trouve que je ne me débrouille pas si mal !

Je vous dis à bientôt, il semblerait que je sois tentée de refaire des visites régulières à ce blog !

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