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Comme je l’ai déjà dit dans l’article précédent, ce blog va s’élargir vers d’autres sujets que l’écriture et mes livres. Et j’entame cette mutation avec un peu de tourisme.

Aujourd’hui, je vais vous parler de mes vacances à Saint-Lary dans les Pyrénées. J’ai l’habitude d’y aller car mes beaux-parents ont une maison là-bas. Je connais bien la vallée d’Aure, et j’ai vu ce qu’il y a à voir, même si depuis plusieurs années nous n’y allions plus que l’hiver pour aller faire du ski.

Donc cette année, j’étais assez mitigée sur l’idée de passer les vacances là-bas. Nous sommes allés à l’étranger ces dernières années et ça m’allait bien comme ça. Mais la maison est en vente et c’est certainement la dernière fois qu’on y va. Je n’y suis pas vraiment attachée (je suis plus mer que montagne ), mais ça veut dire quelque chose pour mon mari.

Chaque fois que nous allons à Saint-Lary pendant l’été, immanquablement nous passons la frontière par le tunnel de Bielsa pour aller faire un tour en Espagne.
À l’époque où mon mari était fumeur la balade offrait quelques avantages financiers. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, alors que les supermarchés ont fleuri sitôt passée la frontière puisqu’on revenait avec quelques cartouches de cigarettes. Mais je suis bien contente que ce soit fini (la cigarette, je veux dire).

On s’est arrêté quand même ! On est accro à la sangria et au mojito (pauvres alcoolos que nous sommes). Un peu de rhum et quelques diverses bouteilles, histoire d’oublier que les vacances finissent un jour ! En toute franchise, je ne sais pas si l’économie est si énorme que ça. Je n’en suis pas persuadée, mais je me suis laissée tenter quand même, de manière raisonnable. C’est plus de l’autre du souvenir de vacances que de la constitution d’un stock (je ne sais pas vraiment quelles sont les limites des douanes, mais je pense qu’avec 3 bouteilles d’alcools forts on ne risque rien).

Il y a une autre tradition familiale l’été. Nous allons nous baigner à la cascade de Puyarruego (tourner au rond point au niveau d’Escalona).

Oui ! On se baigne dans les cascades et on n’est pas les seuls. Je ne vous cache qu’il faut un peu de courage pour y entrer. C’est de l’eau de montagne ! Elle est gelée ! Mais on est en Espagne et sitôt sorti du tunnel il fait tout de suite plus chaud et l’eau nous appelle. Par contre si ce petit article vous donne envie d’y aller, n’oubliez pas de prendre une vieille paire de baskets. Ne vous lancez pas sur les rochers nus pieds, ils sont extrêmement glissants. C’est très casse-gueule !

Cette année, comme d’habitude on avait prévu une petite expédition à la cascade d’autant que mon fils, lui, allait faire du canyoning. Toutes les expéditions « canyoning » réservées à Saint-Lary se déroulent en Espagne dans le décor grandiose de Tella. (Je n’y suis pas allée, mais j’ai vu les images de mon fils prises avec sa gopro – c’est géant ! Je rêve d’y aller ! Enfin une version light de l’expédition, car il a fait des sauts de 9 mètres de haut, entre autres ! Quand je l’ai su, j’étais malade ! Lui, il est tout content ! Grrr )

Donc départ de Saint-Lary à 8 h20, arrivée sur le site moins d’une heure plus tard et nous parents responsables qui avions accompagnés notre fils mineur sur le site, on avait 7 heures de temps libre avant de venir le récupérer. Donc on a filé à L’Ainsa.

Visite de L’Ainsa

L’Ainsa (sur les pancartes tantôt c’est indiqué « l’Ainsa », tantôt « Ainsa » ) est la première ville que vous rencontrez quand vous arrivez de Saint-Lary. Et, il y a deux villes en une. La partie basse : moderne et bruyante ; et la partie haute : médiévale et pittoresque.
Nous sommes arrivés là, sans plan ni itinéraire précis. Alors nous nous sommes garés en bas de l’autre côté du pont. Il y a un parking gratuit.
Comme il était tôt, nous en avons profité pour prendre un café à L’hôtel qui fait le coin du pont, un endroit cosmopolite et grouillant de monde à cette heure de la matinée.
Il faut savoir que Ainsa est au coeur d’un parc national d’Ordesa qui est propice à tous les sports d’aventure. Partout dans les rues, il y a des boutiques qui proposent des randonnées à pieds, en VTT, du canyoning, de l’alpinisme et j’en passe. La faune croisée dans la ville du bas s’habille chez Décathlon et consorts. Ils sont tous prêts à partir pour une nouvelle aventure sportive. Donc si le sport d’aventure c’est votre truc, vous êtes au paradis.

Nous aussi nous avions des bonnes chaussures, et heureusement, car il n’y a que des escaliers et des rues en pente dans la vieille ville.

Les ruelles

cheminée aragonaise


La promenade a été très agréable parce sans le savoir nous sommes arrivés au bon moment. Les ruelles étaient tranquilles sans être noires de monde et il faisait encore frais en cette matinée. Nous étions là-bas aux alentours de dix heures.
Quand nous sommes redescendus après notre visite, nous sommes tombés sur un embouteillage de voitures qui montaient en direction du parking payant sur le haut du village à côté du château. Je me suis félicitée de n’avoir eu à affronter ni la chaleur, ni la foule !

La place mayor et le château

Comme dans la plupart des villes, il y a la plaza Mayor avec ses arcades. Elle est située sur la même esplanade que le château. Bizarrement sur cette partie, j’ai pris moins de photos. Plus de boutiques et de voitures cachaient les décors qui accrochent mon regard, sans doute. Les marchands du temple étaient en train d’installer leurs petits commerces sur l’allée qui va d’un lieu à l’autre.
On devine que la place s’anime le soir avec la vie noctambule comme partout en Espagne.

Du château, il reste surtout le chemin de ronde sur le rempart. Son intérêt principal : la vue. Elle est présentée comme le balcon sur les Pyrénées et c’est vrai que posté à cette endroit vous profitez d’une vue magnifique sur la vallée avec au fond une ligne de cols pyrénéens assez unique.

L’église

L’intérieur est sobre et peu éclairé mais le petit cloitre qui jouxte vaut le coup d’oeil.

Nous avons ensuite poursuivi la balade dans les environs, notamment sur les bords de la retenue d’eau d’un barrage. L’eau y a une couleur extraordinaire.

On a raté le truc à voir sur ce lac (ce n’est pas faute d’avoir cherché ) : une église engloutie (comme ci-dessous – photo trouvée sur google )

Nous avons pris la bonne direction, mais arrivés dans un village de montagne (Coscojuela de Sobrarbe ), on n’était sûr de rien et on n’a pas trouvé l’accès (apprentis touristes ^^ ) pour redescendre vers le lac et le village englouti.

On a ensuite rebroussé chemin, repassé Ainsa pour rejoindre cette fameuse cascade dont je vous parlais au début, le temps d’un pique-nique et d’une baignade. L’endroit est magnifique.
Puis nous avons poursuivi toujours en direction de la France pour récupérer notre fils. Comme nous avions du temps nous nous sommes arrêtés pour une nouvelle baignade (il faisait vraiment chaud ce jour-là, en Espagne du moins – 34° au thermomètre de la voiture ). Nous avons découvert « les rivières magiques ».

Les rivières magiques

Des parkings ont été aménagés le long de la route qui relie la France. Elle longe une rivière de montagne absolument splendide (magique, quoi ! ). Il y a de nombreux baigneurs, même si j’ai évité de les prendre sur les photos. L’eau a partout ce bleu fantastique. Vous pouvez sauter des rochers dans des trous d’eau cristalline (euh ! Vous si vous voulez ! Mais pas moi !).

Comme vous pouvez vous en douter, c’était une belle balade. Avec largement assez d’activités pour remplir une journée en partant de Saint-Lary.

J’espère que cette escapade vous a plu. J’avais passé un si bon moment que j’avais envie d’en parler !

À bientôt

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